«C'est au moment où nous nous y attendons le moins que la vie nous propose un défi destiné à tester notre courage et notre volonté de changement; alors, il est inutile de feindre que rien n'arrive ou de se défiler en disant que nous ne sommes pas encore prêts.» paulo coelho
Ce matin sultane hennissait de plaisir, après une course au bord de la mer, et un autre sprint dans la prairie, lui ont fait un bien fou. En plus cela faisait des semaines, que son tourmenteur avait disparu, elle n’avait plus besoin d’être toujours sur ses gardes, et de surveiller la plaine, pour voir sa silhouette se profiler dans la nature.
Elle promena son regard aussi loin que possible, elle sentit un frisson, car son instinct l’avertit, que quelque chose allait se passer, car elle vit deux points au loin qui se rapprochaient, elle n’était pas sur que c’était « lui » mais elle s’en doutait.
« Lui » de loin il la vit, il savait qu’à son approche elle se cabrera comme toujours, il n’avait pas l’habitude des juments récalcitrantes, toutes celles dont il s’est chargé étaient dociles et obéissantes. Quand il avait compris cela, il a préféré se retirer. Mais ce matin il voulu la revoir encore et essayer, peut être qu’elle sera plus apte à se laisser approcher, il avait décidé de se faire accompagner d’un ami qui avait l’habitude de soigner les blessures.
Sultane resta immobile en les regardant approcher, quand ils furent tout prés , elle regarda le dompteur dans les yeux et comprit qu’il n’avait pas changé, et il avait toujours le but de la dompter et d’en faire sa chose, elle racla le sol avec ses sabots prête à l’attaque, et surtout pour lui faire comprendre qu’elle non plus n’est pas prête à être dominée par lui.il recula , il comprit qu’il ne pourra jamais la faire plier. Il fit un signe à son ami et lui céda la place. Sultane tourna son regard vers le nouvel arrivant, il avait l’air inoffensif, mais elle resta sur ses gardes, elle ne pouvait pas faire confiance, plusieurs ont eu cette approche innocente, et qui change lorsqu’elle refuse d’être approchée de trop prés ou carressée.lui était sûr que c’est sur la mise en confiance qu’il faut agir et qu’il pourra l’approcher sans crainte. Sultane le laissa faire pour voir ce qu’il voulait, la dompter ou seulement tenter de lui faire découvrir le lien inné avec un humain, sentiment indispensable a son épanouissement.
Il passa sa main sur son pelage, croyant trouver des blessures ou des cicatrices, qu’il pourra soigner et soulager, mais il ne trouva rien, son pelage était lisse et doux au toucher, sultane apprécia cette main douce qui est arrivée au bon moment, elle se laissa faire, c’était une agréable sensation, ce rassurant contact avec l’espèce humaine, cette caresse habille imprégnée simultanément de confiance et de compréhension. Ce nouvel arrivant pensa que c’était gagné, que sultane lui fera confiance, mais ce qu’il ignorait, c’est que les blessures étaient là mais invisibles, parce qu’elles sont internes.